Ankh L'Immortel

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 [PG13] LES ENFANTS par AENOMINA

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Ankh
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MessageSujet: [PG13] LES ENFANTS par AENOMINA   Mer 6 Oct 2004 - 10:36

Les enfants
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Le bâtiment dans lequel je devais me rendre semblait abandonné depuis de nombreuses années.
Un grand panneau indiquait la construction prochaine d’une université et sa rénovation, cela me semblait bien approprié par rapport à ce que je venais chercher ici.

J’escaladais discrètement les grilles, essayant de ne pas me faire voir des voitures passant par la route proche et trouva rapidemment une petite entrée à quelques mètres de hauteurs. Des échafaudages me permirent de l’atteindre et je m’introduisis enfin à l’intérieur.
Je me laissa tombé sur le sol, ce qui fis apparaître des voluptes de poussière dans le faisceau de ma lampe torche. L’endroit était jonché de poutres, d’amoncellement de cailloux et de morceaux de murs qui avaient pu être défoncés il y a des années de cela.
Mes pas résonnaient dans cet immense bâtiment désert, tout me semblait mort et inerte. Je ne sentais ou voyais d’ailleurs aucune présence ou forme de vie, encore moins d’indices de celle-ci.

Après avoir exploré quelques salles, je commencais à perdre espoir de trouver ces enfants. Ce n’était qu’un endroit abandonné ou peut être quelques adolescents venaient passer des soirées d’horreur, rien de plus.
Je devais avouer que le lieu ne m’inspirait pas, que je commençais d’ailleurs à me trouver de trop ici et que des peurs inconnues commençaient à ressurgir en moi et dans cette obscurité oppressante.
Je fis demi tour pour retourner vers la fenêtre ou je m’étais introduit précédement, la fatigue me gagnait et il devait se faire tard.

Arrivé à mi-chemin, j’entendis quelque chose tomber derrière moi. Je fis volte face très vivement et braqua ma lampe vers l’endroit d’ou venait le bruit mais il n’y avait rien.
Je repris ma marche quelques instants plus tard et un autre bruit se fit entendre, auquel je m’attendais cette fois et le faisceau de lumière éclaira un visage d’enfant à l’aspect blafard.
Il semblait ébloui par la lumière, il gémit et se protégea en levant son bras devant ses yeux.
J’étais stupéfait et intrigué par cet enfant, aussi je m’approchais de lui lentement en lui tendant ma main en signe d’amitié lorsque j’entendis de faibles bruits de pas tout autour de moi.
En tournant la tête, je pus me rencontre compte que j’étais entouré d’une dizaine d’enfants au teint tout aussi blanchâtre et aux habits noirs déchirés. J’avais enfin trouvé ceux que l’on nomme les enfants de la tour.

Peut être par surprise ou soulagement, je fus pris d’étourdissements et une fatigue aigüe me submergea.
Je ne tarda pas à me souvenir de leurs capacités et annonca que je ne venais que en ami.
La sensation s’arrêta aussi nettement qu’elle était venue, étant fatigué, je n’étais plus sur le point de m’évanouir. Puis l’un des enfants, un garçon aux cheveux courts et noirs vêtu d’une grande chemise usée ainsi que d’un pantalon déchiré tout deux noirs, s’avança et plongea ses yeux sombres dans les miens.
Il m’étudia pendant quelques instants, j’avais la sensation qu’une main froide fouillait mon esprit et mon corps, cherchant je ne sais quel secret enfoui en moi. Puis cela disparu et il se mit à parler d’une voix caverneuse, trop pour un enfant qui paraissait avoir seize années.
« Vous ne trouverez certainement pas ce que vous cherchez ici. Si quelques uns de nos frères estiment qu’ils possèdent une grande importance et une grande force, nous ne sommes pas de cela.
Nous ne sommes pas, comme eux, si bercés d’illusions sur notre nature, et nous essayons au mieux de survivre et d’agir pour nous racheter d’un mal que nous ne connaissons pas mais qui est en nous.
La puissance n’est pas des notres, seule notre volonté à vivre nous garde en ce monde. »

La présence de ce garçon dépassait de beaucoup celle de celui qui m’avait envoyé ici. Tous les autres se tenaient encore autour de moi, immobiles et silencieux, tels des fantômes.
Je ne comprennais pas ou il souhaitait en venir, tout semblait plus confu maintenant.
Il reprit:
« On nous appel les enfants de la tour, puisque notre centre est cette tour situé au sommet de l’édifice. Dans quelques années, nous allons être obligé de partir car notre habitat va être reconstruit pour servir de lieu d’étude à des humains.
Aussi, à votre demande, je pourrais vous apprendre ce que je semblerais bon pour votre quête.
Vous êtes venu naïvement en ce lieu, il serait bien que vous en repartiez plus intelligent si je puis dire. »

Je lui fis signe de tête que j’approuvais et il m’invita à le suivre. Les autres enfants, après m’avoir encore jeté quelques coups d’oeils, se disperssèrent pour retourner à leurs occupations.
J’appris de sa bouche que le meneur se prénomait Hugo et qu’il avait été le premier, avec quatre autres enfants, à s’installer ici.
Nous montâmes des escaliers en assez bon état et qui nous menèrent après quelques minutes jusqu’en haut de la tour, deux pièces formant une petite tour permettant d’admirer les immeubles aux alentours et les rails de train éclairés par les lampadaires et autres lumières.
De nombreuses couvertures avaient été installées, qui rendaient l’endroit assez chaleureux et douillet, et un meuble unique en bois sombre un peu abimé, formé d’un bureau et d’une armoire, constituait le seul ameublement.

Le dénomé Hugo, assis au centre de la pièce, m’invita à m’assoir et me montra une carte de tarot devenue illisible mais sur laquelle on pouvait deviner le dessin d’un homme assez farouche avec une torche flamboyante dans la main. La seconde qu’il me présenta représentait un dragon noir.
Il m’annonça : « vous voyez, chacun à ses petits tours, mais votre venue ici nous avait été signalée. Si il y a une chose important dans vos recherches mon ami, c’est le fait de ne pas vous laissez berner par le premier prestidigitateur venu. Chacun à ses secrets et ses ambitions, encore peut être plus dans ce monde que dans celui des humains voyez vous.
Maintenant je suppose que vous êtes venu pour savoir ce que nous sommes n’est ce pas ?
_ Je n’osais vous le demandez mais il est vrai que j’attendais de vous le récit de ce que vous êtes et du pourquoi de votre présence ici. C’est une quête comme vous l’avez dis, personnelle j’ajouterais, mais elle passe par l’étude et la compréhension des personnes que je suis amené à rencontrer.
Vous m’intriguez et me faites peur en même temps.

_ Tout le monde un jour ou l’autre se retrouve à avoir peur de lui même. Cette frayeur naît du sentiment de ressemblance que vous ressentez avec nous, mais ma personne en elle même ne fait apparaître en vous qu’excitation et désir de connaître.
A cette nuit, j’ai l’âge de vingt quatre années. Je vis dans la tour depuis maintenant six années, lorsque je me suis enfuit de ma famille.
Pendant des années, j’ai subit l’incompréhension de moi même mais aussi de la part de mon entourage et la souffrance que cela entraînait. Heureusement, pendant un temps qui me parut une éternité, la présence de quatre semblables me réconfortait quelque peu, nous nous soutenions les uns les autres lors des moments difficiles mais l’enfer était partout et ancré dans notre existence.
Nous avons tous eu des enfances dures, pour l’un la mort d’un des parents et pour l’autre des agressions de la part de personnes que nous avons pu connaître, qui nous ont poussés vers des troubles émotionnels très importants.
La plupart de ceux qui sont dans notre cas refusent le fait qu’ils ont acceptés et choisi avant de naître ce que sera leur vie. L’existence est une épreuve longue et éprouvante de laquelle nous devons apprendre constamment, dans le chagrin ou dans la joie, peu importe les circonstances.
Notre condition nous fait subir les ouvrages de la souffrance, et cela durant toute notre vie, mais malgré cela nous nous efforçons de profiter de nos faiblesses pour construire et pour créer.

Pour notre condition, nous sommes vu comme des consomateurs d’énergie et cela est malheureusement vrai, on nous nommerait cependant symbiotes et c’est une chose de rigueur ici que j’enseigne à tous les nouveaux venus.
Tous les enfants ont subit une initiation visant à leur apprendre à utiliser leur capacité dans des buts nobles, et non pas égoïstes comme celui qui vous à envoyé.
Nos troubles et failles causées par notre passé douleureux ne doit pas être exploité de manière néfaste pour nous et pour les autres mais dans un but de rachat de nous même et de reconstruction intérieure.
Notre apparance peut paraître sombre et elle l’est, nous faisons peur aux personnes que nous croisons et évitons par ce fait de nous montrer aux autres humains, mais ressentez que ces murs dans lesquels vous êtes résonnent chaque nuits des pleurs des enfants rejetés par des êtres qui nous estime différents et qui nous rejète pour cela.
Ils vivent le jour pour que le soleil guide leur pas mais nous n’en avons pas le besoin car nous voyons la nuit, nous les aidons mais notre amour de la vie malgré notre vie les effraient.

_ Mais vous dîtes oeuvrez dans un bon sens en ce lieux, cependant tout ce que je connais sur l’action de prendre de l’énergie à autrui me porte à penser que votre présence aurait des conséquences néfastes alors que vous mettez en avant une finalité assez noble. J’aimerais plus de précisions si vous ne voyez pas d’inconvénients.

_ Bien entendu, je mettais cela en avant dans le but de vous faire réagir puisqu’on vous a montré uniquement le principe négatif de l’alimentation psychique. Comme tout système, le contenu n’est que ce que la personne veut bien verser. Le phénomène du symbiotisme possède une portée thérapeutique et constructive comparée à la forme qu’on vous a enseigné.
Nous nous nourrisons seulement des principes internes pouvant être néfastes à nos victimes. Si nous parlons de sentiments, la tristesse et la souffrance seront nos mets principaux et la personne ne se sentira que plus léger lorsqu’elle sera soulagée de ce fardeau.
Certains sont émetteurs et d’autres recepteurs, deux principes pouvant servir la même cause et de manières différentes. Baladez vous dans ce quartier pendant la journée, et vous pourrez comprendre pourquoi nous avons choisi ce lieu comme habitation.
Nous sommes ici comme régulateur, chose que nous faisons pour nous même. Ce à quoi vous oeuvrez en vous transparaît à l’extérieur. »

Il marqua une pause. Sa main se dirigea vers la manche de sa chemise et il la releva, laissant apparaître dans la pénombre d’innombrables marques de coupures et de brulûres sur son avant bras. Puis il reprît:
« Nous sommes des éponges absorbant la destruction, le dégoût et la haine de ce monde. Ce qui à pu nous détruire à un moment par notre incompréhension nous redonne la vie petit à petit et nous nourrit.
Nous oeuvrons malgré nous à une action bienfaitrice pour ce qui nous entoure, accepter cela fait de nous ce que nous sommes, le rejeter ferait de nous des cadavres.
Vous avez déjà eu ce rôle dans une autre vie, sans aucun doute, je ne vous apprend rien mais répète simplement une chose que vous avez déjà comprise il y a bien longtemps.

Je ne pense pas pouvoir vous renseigner d’avantage sur nous, on nous appel ici les enfants de la tour mais d’autres rassemblements existent dans d’autres lieux, même si ils sont rares.
Je ne préfère pas vous donnez un nom pour nous catégoriser, vous n’êtes pas au bout de votre parcours et arrivé à la fin de celui-ci, toute catégorisation vous sera inutile et superflux.
Si vous souhaitez nous revoir, vous serez toujours le bienvenu ici en tout cas. »

Il avait mené la discution comme il se devait, je n’avais pas d’autres questions à poser car je possèdais effectivement toutes les réponses. Je prie congé de ce jeune homme et à toutes les autres personnes dont je doutais que l’aspect d’enfant convenait à leur psychisme.
Il me saluèrent poliment quand je passais la fenêtre par laquelle j’étais entrée.
L’obscurité nocturne me paraissait maintenant moins oppressante qu’à mon arrivée, j’avais cependant dans les prochains jours quelques questions et remarques à faire à mon vieil ami.

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