Ankh L'Immortel

Fictions et fanfictions...
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 La dernière des vampires

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striga

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MessageSujet: La dernière des vampires   Ven 19 Jan 2007 - 19:59

Et si tout avait été différent ?

La dernière des vampires

Assise devant une table légèrement en recule du reste de la salle, Lucy regardait avec attention les humains qui s’affairaient aux autres tables.
Certains buvaient bruyamment, d'autres sirotaient en silence, alors qu’une troisième catégorie de gens, se faufilaient entre les tables, les bras chargés de plateaux, eux-mêmes chargés de verres remplis de boissons odorantes.
D'énormes bûches crépitaient dans une cheminée d'un autre temps, cheminée qui lui rappelait son époque, celle ou elle, Lucy Westenra, elle avait connu le frisson dans les bras du comte.
Quant elle y songeait, elle avait eu beaucoup de chance que les choses ne tournent pas comme l'avait écrit monsieur Stoker dans son roman. Fort heureusement pour elle, elle avait toujours la tête sur les épaules et sa gorge, n'avait pas été obstruée par des gousses d'ail !
Ou Diable, cet irlandais d'écrivain avait-il été, chercher tout cela ?
Son roman était certes une bible pour les jeunes gens romantiques et passionnés de récits obscurs et gothiques, mais la réalité en avait été toute autre.
Bouleversée par les souvenirs jaillissants des brumes de sa mémoire, elle se tassa dans sa chaise et se repassa mentalement, le récit des événements survenu de très nombreuses années auparavant.
Pour commencer, Mina n'était pas si charmante que monsieur Stoker le laissait entendre, c'était plus tôt une jeune femme assez stricte qui avait crut que le comte lui était entièrement dévoué avant de jouer aux saintes nitouches devant Jonathan.
Certes le comte l'avait trouvée à son goût mais en définitif, c'était à elle qu'il avait fait don de la vie éternelle.
Qu'avait donc crut Mina ?
Pensait-elle vraiment que le comte allait se laisser amadouer par une petite écervelée pleine de préjuger ?
Non, bien sûr que non !
Le comte avait eut besoin de passion, de violence et c'est chez elle, Lucy, qu'il avait trouvé tout cela.
Elle qui provoquait des tempêtes parmi la jante masculine. Il lui suffisait d'entrer dans un endroit remplit d'hommes, pour que les regards convergent vers elle et que les feux internes de ces messieurs s'embrasent à l'aide d'une seule oeillade.
De ce côté, rien ou presque n'avait changé.
Lorsqu'elle entrait dans une boîte de nuit ou même une taverne, les regards s'accrochaient immanquablement à elle et à l'aide d'un simple sourire, elle réussissait des prouesses.
Mais celui qu'elle avait aimé, d''u n amour sincère n'était autre que le comte. Oh ! Bien sûr elle avait eut des sentiments pour ce cher Arthur, ce bon Jack ou l'exubérant Quincey mais rien de ce qu'elle avait ressentit dans leurs bras, n'avait été à la hauteur de ceux du comte !
Lui seul avait réussit à la faire vibrer jusqu'à l'extase, à la faire chavirer vers des rivages, qu'elle avait toujours pensé imaginaires.
À bien y penser, elle se rappelait avoir eut énormément d'estime et d'amitié pour ce vieux fou de Van Helsing. Il avait été le seul, humain bien entendu, à la faire sourire alors qu’elle était au plus mal. N'était-ce pas là une ironie du sort ? Lui, qu'elle avait tant adoré de son vivant, avait tenté de la tuer après sa mort.
Elle les revoyait encore, caché en pleine nuit à attendre qu'elle revienne à son tombeau après avoir fait sa sombre besogne.
Elle avait bien rit, avait jouer avec eux et en fin de compte, les avait laisser les bras ballants aux milieux du cimetière, tandis qu'elle, elle se réfugiait chez le comte !
Venait ensuite Renfield, cet homme qui avait été ont ne peut plus sain d'esprit et que son amour, avait rendu mentalement malade afin q'’il le serve avec docilité. Si le comte avait malheureusement trouvé la mort, la vrai mort, Renfield lui était toujours en vie et la servait comme il avait servit le comte. Elle lui avait permis de survivre et l'alimentait comme elle le devait afin que ce dernier lui soit aussi dévoué qu'un chiot.
Ah, que n'aurait-elle donné pour que son grand amour, le comte Dracula fut encore auprès d'elle !
Elle se souvenait si bien de leurs étreintes, de leurs bouches se frôlants dans un délicieux murmure, de leurs mains se touchant avec un bonheur non feint.
Oh ! Comme elle souffrait de ne plus connaître pareil amour !
Elle avait cru mourir lorsque le comte avait été tué par ces minables, qui non content de le poursuivre jusqu'en sa demeure, l'avait également exposer au soleil.
Elle les avait tous maudits, tous ces hommes qu'elle avait aimé tendrement. Oui, même ce brave Jonathan Harker, le tendre époux de Mina.
Maudit comme les autres !
Et Mina, oh, oui, Mina !
Elle avait passer des nuits entières à venir hurler sous ses fenêtres.
L'insulter, lui cracher sa haine sans retenue.
C'était à cause d'elle, que son amour était mort pour de bon, à cause d'elle qu'il l'avait durant un bref instant délaissé.
Ces souvenirs là, lui faisaient toujours aussi mal et même si, elle tentait de se convaincre que son bien aimé était maintenant en paix, elle regrettait amèrement qu'il ne soit plus à ses côtés.
Lucy regarda à nouveau autour d'elle, les yeux embué de larmes teintées de rouge et le visage sombre.
Il ne restait pas grand monde, un homme aux cheveux poivre et sel discutait avec une jeune femme non loin d'elle.
Un peu plus loin, à une table éclairée directement par un spot, deux jeunes hommes riaient gaiement en buvant de l'alcool.
Rien de bien intéressant, pour celle qu’elle était devenue.
Non, ce qui l'avait toujours intéressée c'était de trouver la compagnie de ses semblables.
Environs trente ans avant cette époque, elle s'était liée d'amitié avec un jeune vampire Anglais tout comme elle mais le destin, ce sombre intriguant, avait cru bon de le lui arracher.
Par une nuit sans lune, alors q'’ils rentraient tranquillement chez eux, le menton encore rouge de sang et les yeux pétillants de bien être, ils étaient tombés sur une espèce de Van Helsing en herbe. Le jeune homme avait réussit un coup de maître, il avait au premier assaut planté un pieu dans le coeur du vampire et elle, elle ne s'en était sortie, que de justesse.
Depuis, elle cherchait à nouveau chaques nuits, ses semblables mais restaient en vain, seule avec elle-même.
Qu'étaient-ils tous devenus ?
Ou se cachaient-ils ?
Elle avait parcouru bien des pays, visité bien des villes, errer dans bien des ruelles sombres mais jamais, elle n’avait connu d 'autres buveurs de sang.
Son regard s'arrêta sur le pendule en bois sculpté et l'heure tardive, lui fit prendre la décision de s'en retourner chez elle, dans sa demeure ou Renfield l'attendait impatient, de recevoir quelques gouttes de sang.
Elle se leva, lissa du plat de la main, ses jupons clairs et après avoir laissé une somme d'argent non négligeable sur la table, sortit dans la nuit.
L'aube arriverait dans deux heures et de ce fait, elle prit l'initiative de traîner un peu sur le trajet du retour.
Elle marcha longuement à travers des ruelles sombres qui ressemblaient tant aux ruelles sombres déjà parcourues tant de fois, leva de temps à autre des yeux implorant vers les étoiles scintillantes.
De nouveau, les souvenirs jaillirent de sa mémoire, lui brûlant le coeur comme si, il eut été marqué au fer rouge.
Elle se remémora les paroles tendres que le comte, avait eut pour elle, entendit presque sa voix veloutée murmurer à son oreille.
Les regrets étaient de monstrueux serpents qui prenaient un plaisir farouche à s'enrouler autour de son coeur et elle détestait cela.
Lorsque Dracula était mort, il n'avait pas eu le temps d'achever son apprentissage à la nuit, elle avait du se débrouiller seule dans un monde qui changeait tant, qu'elle avait cru devenir folle.
À plusieurs reprise, elle avait tenté de donné la vie à un humain ou l'autre en proie à l'amertume mais jamais, au grand jamais, elle n'avait réussit.
Pourquoi, elle ne le saurait jamais !
Tout ce qu'elle était parvenue à créer était une créature immonde sans aucune moralité, sans aucun savoir-vivre. Une créature sans beauté, sans aucune essence, sans aucune odeur !
Malgré le flot allant de ses souvenirs si éprouvants, elle regagna sa demeure.
Elle y entra sans bruit, dans le plus grand des silences.
Renfield l'attendait devant l'âtre et se précipita vers elle lorsqu'il la vit.
- Maîtresse, enfin vous voilà !
- Oui, Renfield, je suis rentrée.
L'homme se jeta à ses pieds, l'implorant de lui donner un peu de ce liquide divin qui coulait en elle. Lucy, le regarda avec un peu de tendresse, sourit et fini par se piquer le doigt à l'aide d'une aiguille à chignon qu'elle ôta délicatement de sa longue chevelure d'or.
Une lueur de passion passa dans les yeux du serviteur et lorsq'’elle lui tendit sa main, il l'attrapa avec force et se mit à téter avidement le liquide écarlate qui s'écoulait de la blessure.
- Merci, maîtresse ! Lança-t-il lorsqu'elle reprit son doigt farouchement.
Elle soupira et prit place dans un fauteuil disposer devant les flammes dansantes dans la cheminée, regarda à nouveau son esclave.
- Vous n'êtes pas bien, maîtresse ?
La voix de Renfield transpirait '’inquiétude mais elle le rassura en passant une main dans sa chevelure.
- Non, Renfield, je vais bien c'est seulement que je viens de prendre conscience d' un fait.
- Quel fait, maîtresse ? Vous aurais-je déçu ? Châtiez-moi, si là est votre bon plaisir.
À nouveau, un soupire s'échappa de sa bouche et dans un haussement d'épaules, elle lui annonça ce qu'elle venait de comprendre.
- Je suis la dernière, Renfield !
- Que dites-vous là, Maîtresse ?
Il semblait choqué, prêt à entrer dans une de ses innombrables colères.
- Ne craint pas, Reinfield. Je suis peut-être la dernière mais je te promets de rester en vie afin que toi-même, tu puisses continuer à exister.
Sur ces paroles, elle se leva et se dirigea vers le sous-sol de la demeure ou elle restait. Elle prit place dans le cercueil de bois foncé, à l'intérieur de satin rouge.
Il avait été celui du comte et était maintenant le sien.
Elle ferma les yeux et aussitôt la mort la fit sombrer dans l'obscurité pour une journée entière, journée qu'elle passerait en songes aux côtés de son bien aimé, son unique amour, Dracula


petit texte écrit par une longue nuit d'insomnie ^^
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