Il était une fois au
temps des chevaliers
Au temps où les rousses brûlaient sur le bûcher
J’étais là, seule, entamant mes plus belles années
Gâchées par le meurtre de ma mère sur ce lieu ombragé
Mon enfance obscurcit par ce voile qui m’agace
Par ces persécutions qui me rendent si lasse
En deuil, sur cette place salit par le Malin
Je cache ma chevelure aux reflets sanguins
Qui me condamne a une faute que je n’ai commise
Subir l’enfer auquel de force je suis soumise
Je garde ce secret dans mes yeux vêtus de vert
Mais mon voile un jour tomba et ces gens au regard sanguinaire
Se ruèrent sur moi les armes m’encerclent loin de ton regard
Ils m’attachent au pilier devant ces gens à la mine noire
Je fixe le ciel et te supplie, implorant ta pitié
Je sens la flamme crépitée sur ces braises incendiées
Et hais tes partisans qui ne me reconnaissent pas
Leur clan s’étend a des femmes différentes de moi
Je supplie alors Satan de soutenir ma cause
Pour m’insuffler la vie que me retire cette brûlante osmose
J’inspire ton brouillard funeste et leur haine
Devant le peuple, devant cette mortuaire hymen
Entre mon cadavre et cet ange Lucifer
Il m’aveugle de ses yeux remplis d’une divine lumière
Il brûle ma peau à présent cendré de ses mains endiablées
Ô Belzébuth délivre moi de cette souffrance causé par le rejet
Ils me privent tous de bonheur d’amour et de mère
Mon cœur de battre cesse et mon âme se perd
Le peuple éblouit par les cheveux de braise
D’une innocente meurtrit par d’injuste foutaise
Au temps où rousses était un pêcher
Mes cendres tâcheront les pétales des rosiers
Couleur sanguine aux reflets sanglant
Epine en sang zyeuté par les maîtresses de Satan.
Mina
A mis hermanas !