L'amertume, les yeux noirs, posés sur le trottoir,
Va-t’en chien, retourne parmi les tiens,
Vivre d'amour et d'eau fraiche, où est l'amour,
Décousu, perdu, au fond de mon cerveau perclus.
La douleur me tiraille, la terreur m'assaille,
Je crache, je déverse la bile, je tache,
Oui je tâche chaque jour de vivre, survivre,
Lumière et fantasy, l'univers insoumis.
J'expose, j'oppose, j'impose, je suppose,
Un gout de gravier, s'est imposé,
Je délire sur une pluie d'or, la mort,
J'excite, j'effrite, et tout se délite.
Et pourquoi là dans l'axe, la flamme dans le thorax,
Consumer, la fournaise, épris des grands malaises,
Apprentissage des humeurs, le flou des mœurs,
Sous le lit les ombres, sous les tissus sombres.
Sombre la mémoire, sous les afflux du soir,
Je prends les mots, comme ils me viennent à chauds,
Je n'exprime rien, sont-ils, saisis ? Sont-ils les miens ?
Prestigieux, anodins, lourds ou fins.
Feint la raison, ceintes les émotions,
La brume s'étend, endiablé d'un instant,
Et tandis que la pluie tombe, qu'un sourire succombe,
Je passe ma langue sur mes lèvres, je fais tomber la fièvre.