Ankh L'Immortel

Vampires : Fictions et fanfictions...
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 [R] La quête de P'tit Loup

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Ptit_Loup
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MessageSujet: [R] La quête de P'tit Loup   Mar 23 Jan 2007 - 21:35

- Avant Propos -

Je poste ici un pan de l'histoire du loup argenté : tout ce qui concerne sa quête, sa recherche, déclencheur de la fiction
"La colère de P'tit Loup".


Je verrouille volontairement le sujet, puisque je tiens à conserver la maîtrise totale de cette petite histoire...
Cela éclairera le différent entre Erzy et P'tit Loup. Et surtout, apaisera, non seulement la curiosité, mais aussi, et je l'espère, la déception de Erzy de ne pas être celle que P'tit Loup recherche avec autant de rage.


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P'tit Loup



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MessageSujet: Re: [R] La quête de P'tit Loup   Mar 23 Jan 2007 - 21:42

    Chapitre 1


Mon éveil animal datait de trois ans déjà. Trois ans d’une vie très agitée complètement perturbée par ce fléau qui m’habitait. Je changeais de régions tous les 4 mois, et donc de foyer, de collège ou de lycée. Cette instabilité ne m’empêchait pas de décrocher des résultats honorables en cours. Rien de bien fantastique, mais au moins je n’attirais pas l’attention des profs.
Mon caractère taciturne et agressif me mettait à l’écart des autres élèves, un vrai solitaire.
Et à chaque pleine lune, je vivais les deux journées les plus dramatiques du mois : une journée d’angoisse permanente en attendant la tombée de la nuit et le levé de la lune, une nuit qui ne me laissait que de mauvais rêves, et un lendemain d’absence psychique totale, muet, méchant et violent.

Les cadavres à plumes ou à laine que j’abandonnais, stigmatisaient la colère des fermiers, et pour pouvoir continuer à chasser en toute quiétude, je devais disparaître, changer de village, de région. D’autant que depuis quelques temps des chasseurs de lycans étaient sur mes traces…

C’est dans une petite ville provençale que je l’ai rencontrée. Brune, des yeux noirs un regard flamboyant, un visage angélique, un sourire apaisant, un cœur généreux et ouvert aux autres sans aucune retenue.
La Camargue toute proche me permettait de chasser des proies sauvages, dont la mort ne lésait personne… Et j’ai pu enfin accomplir une année entière dans un même établissement.

Un peu moins asociale, j’étais moins isolé, mais toujours en retrait… Mes qualités physiques au-dessus de la moyenne (je n’aurais jamais révélé mon secret) me permettaient, grâce au sport, de gagner respect et tranquillité.
Mais Marie-Ange était de celles qui ne laissent jamais un être sur la touche… Et notre relation s’est construite simplement, de dialogues, de confidences. Elle fût touchée par mon histoire, mon parcours chaotique… Sans savoir qu’elle en était la raison principale et sans jamais tenter de la connaître. Sa pudeur, son respect et son attention eurent raison de mon cœur. Et pour la première fois, malgré les risques, je cédais à l’envie de bonheur, de plaisirs et d’affection.

Six mois, pendant six mois, j’ai connu les sourires, les rires, la sensualité, les jeux taquins et les regards gourmands. Notre liaison devenait passionnelle, et je connaissais le prix de cette passion. Il devenait nécessaire, essentiel que je lui révèle mon secret, ce secret qu’elle ne cherchait pas à connaître. Je ne compte plus le nombre de fois où ses lèvres ont bâillonné ma bouche pour m’empêcher de parler. Lorsque la pleine lune s’annonçait, je trouvais toujours un prétexte pour m’éclipser trois ou quatre jours : une information concernant la recherche de mes parents à quérir dans un des derniers foyers où je suis passé, un cousin éloigné qui s’est manifesté…

Mais Marie commençait à sentir des transformations au sein de son corps : ses sens plus alertes, presque intuitifs, des réflexes surprenants…
La pleine lune suivante risquait d’être encore plus surprenante… Le cycle féminin ne saurait plus être une explication, un alibi… Aucun recul possible, ma passion la transformait.

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Dernière édition par le Sam 10 Fév 2007 - 14:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [R] La quête de P'tit Loup   Mer 24 Jan 2007 - 22:15

Chapitre 2

J’avais tout prévu… Tout organisé au mieux, une semaine avant la pleine lune. Le rendez-vous était fixé assez tôt en fin d’après-midi, ce samedi, dans un petit salon de thé. J’avais prévu de lui faire plaisir, avoir un maximum d‘attention pour elle. Du salon, je comptais l’emmener dans notre parc favori : le jardin d’hiver, théâtre de notre premier baiser…
Cette belle journée de printemps devait nous promettre une belle promenade jusqu’à ma chambre au foyer. Et là, j’avais décidé de lui avouer…

J’étais persuadé que notre amour était suffisamment puissant pour qu’elle accepte ce secret, et qu’elle accomplisse en toute connaissance de cause son propre chemin… Sa vie allait devenir un cauchemar, une fois par mois, mais à deux tout est plus acceptable…

Mon stress était déjà à son paroxysme, lorsque j’arrivais au salon de thé à l’heure dite. Mais imaginez 1h30 plus tard, attendant toujours son arrivée, fou d’inquiétude…

Et puis elle est apparue, effrayée au coin de la rue, scrutant tout autour d’elle…
Elle éclata en pleurs lorsque je la pris dans mes bras. Je ne comprenais pas ce qu’elle essayait de me dire, mais visiblement sa frayeur était à son comble.

Déposant distraitement le billet sur la table, je l’éloignais de tous ces regards qui commençaient à peser sur notre triste étreinte.
Je l’emmenais vers le fleuve, sur les quais, et assis sur un banc elle put enfin se calmer blottie contre ma poitrine.

  • Il m’a suivie toute la journée. Je l’avais remarqué déjà depuis quelques jours. Mais je n’y prêtais aucune attention. Un homme grand, les cheveux blancs et longs, l’air vieux, mais toujours alerte dans ses mouvements, une grande gabardine sombre et un chapeau qui lui cachait les yeux. Pourtant je savais qu’à tout instant son regard me fixait. Il jouait sans arrêt entre ses doigts, avec une balle de couleur bizarre peu brillante. Et puis, il sentait fort, le bois frais, la forêt et le sang… Le sang de gibier… Ne me demande pas comment j’ai isolé et reconnu ses odeurs, je ne m’explique pas ce qu’il m’arrive depuis quelques temps.


Je ne pouvais que comprendre : le chasseur. Il n’avait jamais été aussi prés. Mais je ne l’avais pas remarqué, parce que c’est elle qu’il surveillait. Comment ai-je pu être aussi stupide, comment ai-je lui faire prendre autant de risques ?
  • Il a tenté de m’enlever, tout à l’heure…


Je bondis sur mes pieds, furieux.

  • Ce n’est pas possible… Ce n’est pas vivable ! C’est ma faute… C’est moi qu’il veut et il s’en prend à toi. Mais que s’est-il passé ?
  • Je suis passée par l’amphithéâtre pour venir, et dans le jardin, j’ai entendu son pas derrière moi s’accélérer. Je n’osais pas me retourner, je savais que c’était lui, je l’ai senti. Je me suis mise à courir au moment où sa main allait m’attraper. Cela l’a surpris, et j’ai pu gagner quelques mètres. J’ai couru jusqu’au Termes, et je me suis cachée dans les ruines romaines. Je suis restée une heure, dissimulée, je n’osais plus bouger. Je l’ai senti, il est passé plusieurs fois dans la rue, il me cherchait. J’ai eu peur…


Ses larmes me déchirèrent le cœur. Je l’ai prise dans mes bras et je l’ai raccompagnée chez ses parents. Elle est restée muette tout au long du trajet, pendant que je lui répétais des mots de réconfort. Mais je savais ce que je devais faire.

  • Marie, lui dis-je sur le pas de sa porte, je souhaiterais que tu ne restes jamais seule de toute la semaine, débrouilles-toi pour qu’on t’accompagne et qu’on vienne te chercher au lycée, reste chez tes parents le plus possible. Ne me cherche pas, ne demande pas où je peux être. Je dois pour le moment disparaître, mais je ferais tout pour te retrouver la semaine prochaine. Ne me pose pas de question, je dois te protéger, et je le ferais.


Ses yeux remplis de larmes cherchaient à me retenir, encore plus que ses bras. Mais ses lèvres ne prononcèrent aucun mot, aucune question… Je les ai embrassées, avec toute la force de ma passion, mais jamais aussi douloureusement. Et cela n’allait pas être notre dernier baiser ni le plus douloureux…
J’ai reculé plongeant une dernière fois mon regard dans le sien et je suis parti en courant, sans me retourner.

L’affrontement était inévitable maintenant, mais à force égale. Ce sera donc sous la pleine lune…

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MessageSujet: Re: [R] La quête de P'tit Loup   Sam 10 Fév 2007 - 14:45

Chapitre 3

La semaine fût le théâtre d’un étrange jeu d’espion, de traque et de surveillance. Marie suivit mes conseils à la lettre, totalement effrayée et désemparée. Cela me serrait le cœur à chaque fois de la voir scruter tout autour d’elle.
Mais le chasseur était aussi là, à la surveiller. Il m’a bien remarqué quelques fois… Mais lui aussi avait décidé un affrontement dans les règles…
Mais j’ai eu le sentiment qu’autre chose entrait dans le jeu. Certains matins je ne croisais pas ce chasseur. Et quand il réapparaissait, une étrange odeur lui collait à la peau.
La nuit avant la pleine lune, je décidais d’en savoir plus. Et je l’ai suivi. Il avait installé un campement dans la forêt de Fontvieille, dans un endroit accidenté et difficilement accessible, éloigné des Moulins de Daudet, donc tranquille.
Je n’étais pas inquiet pour Marie, le chasseur était là… Au cœur de la nuit, alors qu’il semblait être assoupi, un moment où je tombais aussi dans un demi-sommeil, j’entendis, sans en distinguer le sens, quelques mots prononcés d’une voix douce et féminine. Une femme, en capeline sombre, la capuche dissimulant son visage, se tenait debout devant le chasseur allongé. Celui-ci n’avait pas bougé mais il lui répondait… Il ne dormait pas.
Je m’approchais discrètement, afin de capter leur échange.

- Cela sera ! Il viendra, à n’en pas douter.
- … (je n’arrivais pas à entendre le moindre son sortant de la bouche de la femme, comme je ne voyais pas son visage, je me demandais si elle parlait réellement).
- Oui c’est bien lui, le loup argenté. J’en suis sûr. Il est encore jeune, il n’a pas encore toute sa puissance, parce qu’il n’a pas goûté le sang humain. Il est vierge.
- …
- La jeune fille est à moi, comme convenu, elle a déjà commencé sa transformation, par la passion qui les lie tous les deux. Elle fera un excellent familier, c’est le moment idéal pour la dresser.
- Ne faites aucune erreur, je serais sans pitié. J’en cherche un depuis des décennies, je ne raterais pas cette chance, ou vous paierez de votre vie.

La voix qui prononça ces mots, avaient perdu toute sa douceur. Je me rendis compte qu’elle avait dû communiquer par la pensée jusqu’à présent. Un être sombre ! Je ne les avais jamais rencontrés… Mais celle-là semblait être quelqu’un de très puissant. Pas un simple vampire, il émanait de cet femme, une aura que je ressentais au fond de mon âme. La bête, en moi, convoitait cette force, elle était attirée. J’eût quelques difficultés à contenir mon émotion… Ce qui faillit trahir ma présence.
Je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Jamais la bête ne s’était manifestée en dehors des nuits de pleine lune. Quelle était cette puissance ? Qu’est-ce qu’elle espérait de moi ?
Je savais que ma fourrure couleur argent était plutôt rare parmi les lycans. On était appelé les Fils de la Lune, puisqu’elle nous avait légué sa couleur. En tout cas, il semblerait que je sois aussi quelqu’un de convoiter…
Les règles étaient modifiées, ils préparaient un piège ! Moi non plus, je n’aurais pas d’autre chance. Marie était menacée elle-aussi, je n’avais pas le choix, je devais vaincre.
Je savais que ce campement serait le lieu de notre combat. Et j’avais un avantage puisque je connaissais l’endroit, déjà.

Le vampire s'évanouit presque dans la nuit, laissant une odeur douce dans son sillage, ce parfum qui reste toujours gravé dans mes naseaux aujourd'hui encore : Angel !

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MessageSujet: Re: [R] La quête de P'tit Loup   Sam 10 Fév 2007 - 16:38

Chapitre 4

La journée sembla s’éterniser. J’ai suivi Marie comme chaque matin, mais aujourd’hui pas de chasseur. Cela m’inquiéta. A-t-il découvert où j’étais cette nuit ? Pourtant j’ai parfaitement effacé mes traces avant de quitter les lieux. Non. Il devait préparer le piège…
Je quittais mon poste d’observation au milieu de l’après-midi. Sans avoir vu le chasseur. Je pensais, Marie en sécurité, malgré la menace qui pesait sur elle. Si je tue le chasseur ce soir, elle ne craindra plus rien, et je serais à nouveau à ses cotés… J’espérais que sa nuit ne soit pas mouvementée, que le loup en elle attendrait bien un mois encore, avant de se manifester.

Le soleil était encore haut lorsque j’atteignis le campement du chasseur. Il était désert. Surpris, je fis le tour des lieux… Pas de signe particulier d’un quelconque piège. Quel était son plan ?
Je cherchais à comprendre, examinant le terrain, je décidais de me poster en hauteur sur un promontoire rocheux dissimulé par un grand pin. Ma position me permettait de surveiller le campement et son accès, avec une visibilité de grande distance. Le loup pourra se dissimuler parfaitement. D’ailleurs, je commençais déjà à ressentir l’appel de la lune. La bête semblait savoir ce qu’il allait se passer et était impatiente.
Pour la première fois, je devais tenter de conserver un peu de conscience pour maîtriser le combat… Je savais que j’en étais capable, mais j’ai toujours refusé de le faire. Les actes du loup me répugnaient et, habituellement, je « m’endormais » lorsque la bête prenait le contrôle.

Le jour commença à décliner… Et mes sens prenaient de plus en plus conscience de la forêt, de ses habitants, de toutes les odeurs de pins, de maquis. Ces instants avant la transformation, restent des moments excitants, on ressent la nature plus passionnément, on a l’impression de faire partie intégrante de cet écosystème. Mais ils sont courts et, dès la nuit tombée ils laissent la place à une douleur insupportable, un déchirement intérieur qui se traduit rapidement par le vrai déchirement physique. Le loup s’extirpe violemment du plus profond du corps, par vagues successives plus fortes à chaque ressac. Je recule toujours à ce moment là, incapable de résister à ce mal… J’éteins ma conscience. Mais cette fois-ci j’ai résisté. J’ai gardé une parcelle de conscience éveillée en moi, juste pour suggérer à la bête de patienter, sans bouger. Le dîner devrait venir de lui-même, ce soir.

L’attente dura quelque peu. La nuit était établie et la lune pleine. Le loup piaffait… Poussé par son instinct, il avait faim et toutes les odeurs de la forêt excitaient ses narines. Et puis d’un coup il se calma. Il devint parfaitement silencieux. Tapis sur la roche juste derrière le pin, il suivit du regard, l’homme qui s’approchait. Il était grand, toujours avec son chapeau, et il portait sur l’épaule un corps, ligoté.
Le loup retroussa les babines, sans grogner, mais sa colère monta d’un cran… Mon étincelle de conscience reconnut ce corps. Heureusement, l’instinct du loup contrôla mon accès de rage, et conserva son calme. L’effet de surprise était un gage de réussite… La bête l’appliquait naturellement.

Le chasseur déposa Marie-Ange à côté du feu. Elle semblait inconsciente. Il posa son fusil à côté, et son cabas de l’autre côté. Penché sur elle, il détacha ses chevilles et ses poignets.
- Ne bougez pas, vous ne pourrez pas aller bien loin, de toute façon.

Lorsqu’elle se redressa, le regard de la jeune fille flamboyait. Les premiers signes du loup étaient dans son regard. Mais son humanité ne voulait rien lâcher, elle ne dit rien, mais son visage reflétait une peur effroyable. Peur de cet homme, peur de ce qu’elle ressentait en elle. Elle n’osa pas crier, même pas parler. Elle se mit à pleurer en silence.

Le chasseur sortit son pistolet de la ceinture, et le chargea avec des balles particulières, qui ne brillaient pas à la lueur de la lune.
Lorsqu’il releva la tête, il vit le regard de la jeune fille, fixant un point derrière lui avec une expression de frayeur. Il se retourna et découvrit avec surprise le loup argenté, énorme face à lui.
Le choc fût brutal et l’envoya bouler en contre-bas. Le pistolet lui échappa des mains.
En se rétablissant, il dégaina son poignard, et fît face à la bête qui lui fonçait à nouveau dessus, toujours silencieuse. Marie se mit à hurler au moment où le loup la frôla.
Lorsque le loup bondit, le chasseur esquiva sur le côté lançant son bras armé en avant, la lame ripa sur l’épaule du carnassier.
Les deux adversaires firent face à nouveau… Tournant dans un sens, puis dans l’autre, cherchant la faille dans la concentration de l’autre. Le chasseur chercha à se rapprocher de son pistolet, le couteau ne lui était d’aucune utilité contre le loup… Mais les balles en argent pourrait le faire reculer. Il ne devait pas le tuer, mais le combat n’aurait pas dû se dérouler ainsi. Comment le loup avait-il trouvé son campement, si rapidement ? La piste qu’il avait volontairement laissée ne lui avait servi à rien. Le loup était déjà là avant son arrivée. Le troisième assaut fût plus violent. Le chasseur tomba sur le dos, le loup sur lui. D’une main il réussit à retenir la mâchoire au-dessus de son cou, et avec le couteau il tenta de frapper le loup au flanc. Il y parvint et repoussant le loup, il se releva. La bête commençait à grogner, l’humain lui résistait, et elle n’aimait pas ça. Le chasseur réussit à tromper sa vigilance, et se précipita sur le pistolet. Mais le temps qu’il se retourne, le loup avait réagit et lui attrapa le bras tenant l’arme. Le pistolet s’envola à nouveau, et atterrit non loin de la jeune fille.
Le loup maintenait fermement sa prise et, donna de violents coups de tête. Le chasseur sentit son bras se détacher de son épaule. Il réussit à frapper le loup d’un coup de poing sur le museau ce qui libéra son membre. Il recula, le bras pendant, l’épaule déboîtée. Le sang dégoulinait sur sa main.
Il chercha une arme, mais il n’eut pas le temps de faire quoique ce soit. Le loup fondit sur lui, et ses crocs déchirèrent son cou. Le chasseur mourût avant de toucher le sol.

Marie fixait la scène, haletante… Elle se saisit du pistolet, lorsque le loup se retourna vers elle. Et le pointa sur lui. Impossible de maîtriser ses nerfs, elle eût la surprise, malgré tout, de voir une expression de grande tristesse dans le regard qui la fixait. Mais le monstre se rapprochait, et elle tira en fermant les yeux…


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MessageSujet: Re: [R] La quête de P'tit Loup   Dim 11 Fév 2007 - 0:57

Chapitre 5

- Nooooooon !!!

Le Vampire se matérialisa à côté de Marie, et lui arracha le pistolet des mains.
Mais le coup de feu était parti et la balle frappa l’épaule du loup, qui sur l’impact recula… Il s’effondra sur le flanc, le sang commença à couler.
La femme vampire se précipita sur la bête et posa sa main sur la blessure. Ses doigts s’enfoncèrent dans la plaie qui commençait à fumer, et elle extirpa la balle, qu’elle jeta au loin.
L’argent avait commençait de ronger la chair, et le loup perdait pied. Il recula dans le corps du lycaon, comme s’il fuyait la blessure.
Marie ne pouvait détacher ses yeux de la métamorphose, cette bête qui peu à peu prenait la forme humaine. Et cet homme qui se matérialisait devant elle, c’était son amour.
Le vampire se retourna vers elle avec un regard de haine, ce qui la glaça sur place, alors qu’elle voulait s’approcher.
Le corps du lycaon était humain maintenant, mais conservait la fourrure argentée.

- Qu’avez-vous fait ? J’ai attendu tant d’années il ne doit pas partir… Il reste une chance. Il doit boire mon sang, le sang noir… Et comme ça, nous serons liés… Sa blessure n’est pas profonde, et j’ai extrait l’argent rapidement. Il ne mourra pas. J’ai réussi… Enfin, nous dominerons le monde de l’obscure avec nos pouvoirs. La puissance des ténèbres nous apportera tout ce que nous désirerons. Je suis l’Ange Noir et tu seras mon Loup. Mais pour cela tu dois boire mon sang, lycaon.

La femme vampire griffa son poignet pour libérer son sang, et l’approcha des lèvres du lycaon.

Je sentis le sang noir, et toute la force qu’il promettait. La bête refaisait surface en moi, elle était attirée. L’odeur du sang se mêlait au parfum, Angel. Comment résister ? Un sursaut de conscience humaine écarta brusquement mes lèvres de son poignet.
J’ouvris les yeux, et vit Marie derrière le vampire.
- Marie-Ange, Marie….

A ces mots, l’Ange Noir bondit sur ses pieds. Son visage exprima une colère profonde. Le vampire se précipita sur Marie, et l’envoya d’un revers de la main, percuter un arbre. L’arbre se brisa et Marie s’écroula à son pied…
Ignorant ma faiblesse et ma douleur, je me relevais en hurlant, et me précipitais vers elle…

- C’était moi ton ange, lycaon… Pourquoi il a fallu que tu aimes celui-là ? Elle mourra… Et toi tu ne connaîtras pas le pouvoir du sang noir. Je ne pourrais jamais me lier avec toi, mais personne ne le pourra, par le sang. Tu as aimé un ange, mais pas un ange des ténèbres… Tes pouvoirs, Fils de la lune, resteront à jamais endormis en toi.

L’Ange Noir s’envola et disparut dans la nuit avec un cri de rage, et de déception.

Marie leva les yeux vers moi. Le sang coulait dans son cou… Je posais mes lèvres sur les siennes, en pleurant. Notre baiser fût très douloureux, et je cueillis son dernier soupir entre mes lèvres.

Je me suis évanouis sur son corps, ivre de douleur…


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MessageSujet: Re: [R] La quête de P'tit Loup   Dim 1 Avr 2007 - 18:22

Chapitre 6

Je n’ai aucune idée de combien de temps dura mon inconscience, mais lorsque je retrouvais mes esprits, le soleil était levé. Autour de moi le campement avait disparu, le corps de Marie n’était plus là. Celui du chasseur non plus. Il me semblait pourtant bien être au même endroit mais tout était différent. L’arbre sur lequel Marie est morte, n’était pas cassé, mais il semblait plus … Jeune ?
La végétation autour de moi était plus fournie, plus sauvage. Aucun signe de passage d’un quelconque être humain.

Ma blessure n’était plus qu’une cicatrice, mais je ressentais dans ma chair, la brûlure de l’argent. Donc je n’avais pas rêvé. Le combat, ma victoire … Mais Marie est morte, comment ? Et où est-elle ?

Je me suis mis à courir partout dans cette clairière, cherchant le moindre signe de ce que j’avais vécu. Mon esprit chassait peu à peu la brume qui occultait mes souvenirs. L’Ange Noir a tué Marie… Je me suis évanoui sur ses genoux. Et… Un halot de lumière puissant m’a réveillé, il m’a semblé que je plongeais dans le vide, une chute interminable et pourtant je ressentais la bienveillance de la lune, comme si c’était elle qui m’emmenait, qui m’attirait. Et j’ai perdu à nouveau conscience.

Troublé, je n’avais aucun repère. J’ai couru vers les moulins de Fontvieille, et là ma surprise me vrilla le cœur. Du haut de la colline, je voyais les trois moulins fonctionner. Aucun d’eux n’était en ruine. Plusieurs personnes habillées étrangement s’affairaient à charger des sacs dans des carrioles tirées par des bœufs.
J’avais l’impression de sombrer… Le temps avait changé, aurais-je traversé le temps ? J’ai ressenti un vertige et au moment où mes jambes cédaient sous mon poids, un jeune enfant, à côté du moulin le plus proche, me pointa du doigt en criant…

Je repris conscience sur une paillasse, recouvert d’une peau de laine. Une jeune femme m’épongeait le front avec un chiffon humide.
La pièce semblait toute petite et pourtant, elle était remplie de monde. Tous me scrutaient, avec des regards plutôt curieux et pas du tout hostiles. Je réalisais que je n’étais plus un loup, aucun signe extérieur n’avait trahi ma nature… Mais par contre j’étais entièrement nu, griffé, avec quelques bleus sur le corps. Les sourires des femmes contrastaient avec le regard colérique du patriarche planté au milieu de la pièce.

    « Tout le monde dehors ! Geneviève laisse ton chiffon, il est réveillé… Il va s’éponger tout seul… »


L’ordre avait claquait dans la pièce et l’ensemble de la troupe vida les lieux. Seuls deux hommes restèrent aux côtés du chef de famille…

    « Alors mon gaillard, qui es-tu ? Et comment te trouves-tu ainsi, sans harde, ni chausse, sortant de la forêt comme un loup ? »


Je sursautais à ses paroles, mais rien ne laissait croire qu’il savait… Ce n’était qu’une expression. Le regard perdu, je ne savais que répondre.

    - Je viens d’Arles, je me suis perdu. J’ai été agressé par des vagabonds. Ils m’ont tout pris…
    - Arles ? Tu m’as l’air d’être quelqu’un de soigné, si je regarde tes mains, un noble ?
    - Non, non… Je suis un voyageur… Euh, je suis arrivé… Euh…
    - En bateau ? Tu es matelot ?
    - Oui, oui… Euh, navigateur en fait. Je suis responsable… Enfin je trace les routes sur les cartes marines.
    - Un instruit ! Et que fais-tu si loin du port ?


Devant mon silence, le patriarche leva la main… Il semblait rassuré par mes réponses, bien que toujours méfiant à mon égard.

    - Excuse-moi, je suis curieux, mais tu comprends, je tiens à protéger ma famille. Tu dois avoir une mission bien précise…
    - Pas vraiment, je cherchais à rejoindre Avignon, j’avais une missive à remettre au propriétaire de notre bateau. Mais, pouvez-vous me dire quel jour on est ? Depuis que j’erre dans les collines j’ai perdu la notion du temps. Quelle est la date du jour ?
    - Le 18, mon gaillard, le 18 du premier mois des moissons et du début de l’été…
    - Mais quelle année ?
    - Ouh là, tu as dû prendre un sacré coup sur la caboche ! 1804, mon gaillard ! Tu t’en souviens ? Et ton nom ? Tu t’en souviens aussi ?
    - Loukos, Mark Loukos !
    - Je te disais que tu étais un loup !!


Son rire grave me rassura, c’était encore une coïncidence !!

    - Allez repose-toi, on verra ce qu’on fera de toi demain… Geneviève va t’apporter un bol de soupe, visiblement tu en as bien besoin.

« 18 Juin 1804… J’ai traversé le temps ! Comment ? »
Cette question trouva naturellement sa réponse, au creux de mon esprit : aussi surprenant que cela puisse paraître, la lune m’a emporté dans les couloirs du temps ! Le trouble m’envahit, je ressentis à nouveau un vertige violent…
« Pourquoi ? »
Et à nouveau, cette voix intérieure m’apporta la réponse :
« Retrouver l’Ange Noir, sauver Marie ! »

Mais j’avais fait un bond de presque 180 ans en arrière ? Mais là ma voix intérieure resta muette…

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P'tit Loup



C’est un cri qui me lie, une douleur ancienne.
C’est son cri qui me tient enserré dans mes chaînes.
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[R] La quête de P'tit Loup

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